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Le monde des séries

Le monde des séries

Les séries rien que pour vous: actualités, dossiers, images


Quand la politique s'invite dans les séries !

Publié par Loriane sur 7 Avril 2012, 20:30pm

Catégories : #Dossier

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A l’occasion des présidentielles à la fin du mois, j’ai décidé de rendre hommage aux séries qui mettent en avant la politique.

Dans la réalité, la politique peut ennuyer mais fictivement celle-ci arrive à nous captiver. La politique et la télévision ont toujours entretenu des relations particulières : débat politique, intervention du président, etc. Il restait peu de temps avant que la fiction s’y intéresse. Il est vrai que c’est un sujet sensible. La première raison tient au risque d’apparaitre comme partisan d’un parti politique. Par exemple, la série « A la Maison Blanche » (The West Wing) fut jugée par certains trop démocrate. La deuxième raison tient à la difficulté de représenter la politique.

Par conséquent, les producteurs ont le choix entre deux options : celle de la pédagogie comme pour « A la Maison Blanche » ou celle de la satire comme pour « Spin City » ou « Au cœur de l’action ».

Les séries se sont principalement concentrées sur la présidence et le gouvernement.

La Présidence 

Reposant sur le principe strict de la séparation des pouvoirs, le président est le chef du pouvoir exécutif. En tant que tel, celui-ci assume d’une part le rôle de chef des armées (commander in chief en américain) et d’autre part symbolise l’unité de la Nation. Ces séries tentent donc de montrer l’importance et la complexité de la fonction politique qui impose la prise de décisions.

La série américaine « A la Maison Blanche » met en scène la vie quotidienne du Président démocrate Josiah Bartlet (Martin Sheen) et de ses conseillers, regroupés dans l’aile ouest (The West Wing) de la Maison blanche. Le créateur de la série, Aaron Sorkin, a créé son Président idéal : Prix Nobel de l’économie, fidèle à sa femme (l’opposé de Clinton avec l’affaire Lewinsky), heureux père de trois filles, animé d’un fort désir d’améliorer la vie de ses concitoyens. Ce président, si on regarde de plus près, est en réalité un « mélange » de Kennedy, Roosevelt et de Clinton ; tous présidents démocrates.

Grâce à cette série, la politique apparait accessible, l’organisation des primaires, le déroulement de l’élection présidentielle, etc. « A la Maison Blanche » donne envie de croire que le monde politique n’est pas si corrompu et que le Président idéal peut exister.

D’autres séries américaines ont été en avance sur leur temps.

Dans la série « 24 Heures Chrono », David Palmer (Dennis Haysbert) devient le premier président afro-américain des États-Unis en 2002 ; soit six ans avant que Barak Obama le devienne dans la réalité.

Si aucune femme n’a encore jamais accédé à la présidence en France ou aux États-Unis, les séries ont rendu cela possible. Dans « Commander in Chief », Mackenzie Allen (Geena Davis) devient la première femme Présidente des États-Unis en 2005. En France, une idée similaire est développée via la mini-série « L’État de Grace » dont le personnage Grace (Anne Consigny) devient la première femme élue Présidente de la République française. Cette idée qu’une femme prenne le pouvoir participe à la tendance du rôle des femmes dans la politique, comme le confirma par la suite l’engouement autour de la candidature d’Hillary Clinton aux États-Unis ou de Ségolène Royal en France.

Le Gouvernement

Les séries dont les héros appartiennent à un gouvernement sont rares.Les anglais sont les plus créatifs de ce côté avec leurs séries « Au cœur de l’action » (The Thick of it) et « Yes, Minister ». N’oublions tout de même pas, le Danemark avec la série « Borgen ».

« Au cœur de l’action » met en scène le ministre britannique Hugh Abbot (Chris Langham) et son conseiller principal en communication Malcolm Tucker (Peter Capaldi). Cette série satirise les méthodes du gouvernement de Tony blair, mais aussi d’Alastair Campbell, son ancien directeur de la communication et des stratégies. Autre série satirique britannique, « Yes Minister ». Celle-ci dénonce la lutte entre les médias et les conseillers de communication (spin doctors).

Côté américain, la branche exécutive du gouvernement est mise en avant dans la comédie « Spin city ». Celle-ci relate l’histoire de Randall Winston (Barry Bostwick), maire de New York, un homme plutôt gaffeur. Son bras droit, Mike Flaherty (Michael J. Fox) fait tout pour réparer les maladresses de celui-ci.

Comme pour la présidence, les femmes sont aussi mises à l’honneur dans le gouvernement. « Borgen », série danoise créée en 2010, met en scène Brigitte Nyborg, une femme politique qui a permis à son parti d’obtenir une victoire. Cette série a surement dû « inspirer » les électeurs danois puisque l’année suivante (2011) une femme est élue.


On est donc en droit de se demander si les séries, reflet de la société, sont aussi devenues aujourd’hui une source d’influence pour la société.

 

 

source : wikipedia et le livre seriescopie

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